Quand on me demande ce que je pense de l'industrie mécanique française, je réponds toujours la même chose : nous avons tous les atouts pour gagner. Des ingénieurs parmi les meilleurs au monde. Des techniciens reconnus pour leur précision et leur capacité d'adaptation. Un tissu industriel dense, ancré dans les territoires, porteur d'un savoir-faire construit sur des décennies. Je l'ai constaté en tant qu'ingénieur, j'en suis convaincu en tant que député. La France n'a pas de complexe à avoir. 

Cette force repose d'abord sur les femmes et les hommes qui font tourner nos usines. Le développement de l'apprentissage ces dernières années est une excellente nouvelle, qu'il faut continuer à encourager et amplifier. Former les professionnels de demain au cœur de nos entreprises, transmettre le savoir-faire et l'expérience, c'est investir dans notre souveraineté industrielle à long terme. Nous avons en France une chance réelle : celle de pouvoir compter sur des talents reconnus, des profils techniques d'excellence, qui n'ont rien à envier à personne. 

C'est d'ailleurs une conviction que je porte depuis mes années d'apprenti dans l'industrie : il n'y a pas de bureau d'études qui perdure sans un atelier de production à ses côtés. L'idée qu'on pourrait délocaliser la fabrication tout en conservant l'avance technologique est un mirage. Ceux qui conçoivent ont besoin d'un lien direct avec ceux qui fabriquent, et inversement. C'est pourquoi maintenir une industrie mécanique forte sur notre sol n'est pas seulement une question économique : c'est une condition de notre excellence technique. 

Pour que ces talents s'expriment pleinement, la filière a aussi besoin de stabilité et de visibilité. Ce qui me frappe, à chaque échange avec les acteurs du secteur, c'est la dynamique à l'œuvre pour renforcer les liens entre donneurs d'ordre et sous-traitants. Construire des partenariats inscrits dans la durée, fondés sur la confiance et la complémentarité, permet à chacun d'y trouver une pérennité. Cette visibilité dans le temps est précieuse : elle donne aux entreprises mécaniques la capacité d’embaucher, de former, d'investir dans leurs outils et d'innover sereinement. C'est en travaillant ainsi ensemble, dans une logique de co-construction, que l'ensemble de la filière gagne en compétitivité. 

Visiter le salon Global Industrie, c'est voir concrètement ce que la mécanique française est capable de produire. C'est aussi un rappel enthousiasmant de ce que nous pouvons, ensemble, continuer à bâtir. En tant que député et ingénieur, c'est un engagement que je porte avec conviction. 

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