Quelle est l’influence du contexte géopolitique sur l’activité économique ?

A ce jour, il menace beaucoup d’approvisionnements. D’une manière générale, 2024 apparaît comme une année incertaine sur le plan politique, avec la moitié de la population mondiale appelée aux urnes dans 70 pays. Tout ce climat d’incertitude s’inscrit dans un contexte inflationniste maîtrisé même s’il reste à surveiller. La croissance mondiale poursuit son ralentissement et les taux d’intérêt des banques mondiales devraient rester élevés, malgré les baisses annoncées, impactant directement les entreprises qui devront continuer à emprunter.

Dans ce contexte quels sont les enjeux de financement de l’industrie ? 

Le principal enjeu pour les années à venir est de s’organiser pour atteindre à l’horizon 2030, le 9eme objectif de développement durable de l’Union Européenne. Il s’agit d’innover, d’accélérer l’électrification de l’industrie pour décarboner.
Les investissements nécessaires pour y parvenir doivent être réalisés relativement rapidement sans être forcément productifs à court terme.
Mais la capacité d’autofinancement des entreprises est soumise à rude épreuve, avec le remboursement des PGE (Prêt garanti par l’État) et l’augmentation des charges fixes (masse salariale, énergie…). Les outils développés par la profession à travers Sofitech et Cemeca ont pour objet d’aider les entreprises à assurer leur financement.

Quel environnement permettrait de favoriser les investissements ?

Bpifrance ou l’Ademe proposent des accompagnements publics sous différentes formes.
De son côté, Sofitech, avec le Crédit Coopératif, propose des outils spécifiques réduisant le risque par une garantie sur les crédits, facilitant ainsi l’accès à des financements pour tous les projets, y compris pour la transition écologique et énergétique. Ils sont complétés par Croissance PMI, le fonds mis en place par la FIM et l’UIMM.

Quelles sont les évolutions en matière de financement ?

Sur un champ réglementaire, nous entrons dans l’ère de la finance durable. Le règlement « Taxonomie » impose depuis 2022 aux entreprises de plus de 500 salariés, déjà soumises au rapport extra-financier, de publier des indicateurs de durabilité.
La directive CSRD (Corporate sustainability reporting directive), entrée en application le 1er janvier 2024, vise, quant à elle, à renforcer et à harmoniser les obligations de communication des informations sociales et environnementales des entreprises en Europe.

Il faudra répondre à ces obligations sans oublier que les investissements productifs dans la mécanique sont essentiels pour faire évoluer les activités et sont par nature durable.

Quelles sont les bonnes pratiques vis-à-vis des partenaires financiers » ?

Les entreprises doivent communiquer régulièrement avec leurs partenaires bancaires sur leurs activités et leurs innovations, et doivent ensuite, intégrer la dimension développement durable.
En effet, depuis le 1er janvier 2023, tous les intermédiaires financiers doivent soumettre un questionnaire ESG (Environnement social et gouvernance) à leurs clients. Il permet d’évaluer la prise en compte des risques et des opportunités liées au développement durable dans la stratégie de moyen et long terme des entreprises.

 

* Les 3 piliers de la RSE : la société, l’économie et l’environnement.

 

Contact :
Céline Iacobelli
Sofitech
c.iacobelli@sofitech.pro